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LA RÉFÉRENCE EN

TRANSPORT EN COMMUN

AU QUÉBEC

Un allié de l’environnement

Pour aider le Québec à atteindre sa cible de réduction d’émissions de GES et diminuer sa dépendance au pétrole

Puisque le gouvernement du Québec souhaite améliorer de façon importante son bilan énergétique et notamment réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020, sous le niveau atteint en 1990, il doit miser sur le financement du transport en commun (TEC) pour en augmenter l’achalandage. En effet, tel que mentionné dans le document de consultation de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, « Le transport collectif fait meilleure figure en ce qui concerne la quantité d’énergie utilisée par kilomètre-passager parcouru et la forme d’énergie utilisée. En effet, le transport interurbain et intraurbain par autobus consomme 2,2 fois moins d’énergie que le transport individuel par kilomètre parcouru » (Source). Conséquemment, plus le transfert modal de l’automobile vers le TEC s’effectue, plus le bilan énergétique s’améliore. Pour permettre un tel transfert modal, il est non seulement nécessaire d’augmenter l’offre de service en TEC, mais également de l’améliorer pour s’assurer qu’elle répond aux besoins de la clientèle. De nouveaux clients choisiront le TEC s’il est disponible, mais également s’il répond à leurs besoins à divers niveaux, tels que rapidité, fiabilité, fréquence, confort, sécurité, accessibilité.

Également, la Fondation David Suzuki affirmait, en mai 2012, que «le couple pétrole-automobile coûte au Québec 18 milliards de dollars par année en importations, ce qui alimente notre déficit commercial et contribue à notre appauvrissement collectif» (Source). Des montants astronomiques quittent donc la province pour l’achat de pétrole et d’automobile alors qu’il faut investir ici et développer les domaines dans lesquels nous avons déjà une expertise enviable et qui sont susceptibles d’entraîner des bénéfices importants, comme l’hydro-électricité, la construction d’autobus et de métro, etc.

De plus, selon sa première étude portant sur les bénéfices économiques d’une réduction de la consommation de pétrole, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) révèle que si le Québec réduisait de 12 % sa consommation de pétrole sur six ans (2015 à 2020) dans le secteur des transports routiers, il améliorerait significativement le solde de sa balance commerciale (Source). En effet, c’est 20 milliards de dollars en six ans qui, au lieu d’être envoyés à l’extérieur du Québec, stimuleraient l’économie d’ici, le développement régional, de même que la création d’emplois. Sur la période de six ans, un total de 130 000 emplois annuels directs et indirects serait généré.


En route vers l’électrification du transport en commun

L’électrification du réseau de TEC reste aussi essentielle. En effet, dans un avenir rapproché, l’électrification graduelle du TEC sera nécessaire pour contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement de réduire les émissions de GES et de diminuer la dépendance au pétrole. L’électrification du TEC favorisera également le maintien voire l’augmentation de l’achalandage du TEC avec une clientèle de plus en plus préoccupée par les questions environnementales.

Les sociétés de TEC québécoises ont d’ailleurs déjà entamé le virage vers l’électrification en acquérant leurs premiers autobus hybrides. Comparativement à l’autobus diesel, l’autobus hybride consomme entre 10 % et 30 % de carburant de moins et diminue ses émissions de GES d’un pourcentage équivalent. En effet, un seul autobus hybride parcourant 100 000 km par année consomme 20 000 litres de diesel de moins et produit 51 tonnes de GES de moins qu’un autobus diesel.

Ce bilan pourra encore être amélioré avec les prochaines générations d’autobus hybrides. En effet, le choix de la configuration hybride en série permettra éventuellement d’apporter des modifications aux autobus et d’améliorer leur autonomie en mode électrique. Finalement, le passage aux autobus entièrement électriques permettra d’avoir des véhicules n’utilisant aucun carburant fossile.

Il est cependant important de prendre en compte la réalité du marché, c’est-à-dire que le passage du TEC au mode électrique doit se faire de façon progressive en débutant d’abord par des activités d’essais, puis en passant par l’acquisition d’autobus hybrides, d’hybrides améliorés, d’hybrides rechargeables, puis finalement d'autobus électriques lorsque le marché offrira des véhicules répondant aux besoins des sociétés et aux conditions d’opération québécoises.

En effet, présentement, il n’existe sur le marché aucun autobus électrique sans fil fiable, performant et éprouvé, répondant aux besoins des sociétés et ayant une autonomie semblable à celle d’un autobus diesel. Le maintien des activités de vigie et d’essais routiers est nécessaire pour suivre le développement des différentes technologies d’électrification du transport collectif. Différents essais ont d’ailleurs été réalisés au sein des sociétés de TEC québécoises. Par exemple la Société de transport de Laval (STL) utilise depuis avril 2013 un autobus urbain électrique construit par le fabricant DesignLine. Avec l'acquisition de ce véhicule en décembre 2012, la STL est devenue la première société de transport en Amérique du Nord à tester un autobus électrique pleine grandeur à recharge lente. Les sociétés de transport de Montréal et Longueuil ont également fait l’essai en 2012 d’un autobus articulé hybride d’IVECO, lequel a démontré une performance énergétique très intéressante. Les sociétés de transport de l’Outaouais et de Montréal ont également fait l’évaluation conjointe en service clientèle d'un autobus 100 % électrique de l'entreprise chinoise BYD, une première au Canada. Passer de l’utilisation des carburants fossiles au mode 100 % électrique, pour le TEC, devient donc un but à atteindre.

Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. David Heurtel a signé en décembre 2014, au nom du gouvernement du Québec, le Pacte des États et régions Pacte des États et régions. Cette entente vise à créer une plateforme internationale pour mettre en valeur les différentes cibles de réduction d'émissions de GES des gouvernements infranationaux, ainsi que leurs politiques de lutte contre les changements climatiques. Il s’agit d’un autre engagement concret du gouvernement du Québec afin de lutter contre les changements climatiques.

Finalement, le TEC est un allié du gouvernement et de plusieurs de ses ministères dans l’atteinte de leurs ambitieux objectifs. Il importe donc de soutenir la croissance du TEC, par une réelle volonté politique, afin de lui permettre de devenir de plus en plus attrayant. C’est toute la population québécoise qui en bénéficiera.


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